1° L'hébertisme dans le monde

1936 - 1957 : L'œuvre écrite

Georges Hébert a publié ses premiers ouvrages dès 1907.

Toutefois, à la lumière de plus de 30 années d’expériences, sur des dizaines de milliers de personnes, hommes et femmes, de tous âges, et de tous milieux, il les refondra en 1936 en un seul volume intitulé simplement :

LA METHODE NATURELLE -Tome 1

Il y expose les principes doctrinaux de ce qu’est la Méthode naturelle et les moyens de la mettre en application. Cet ouvrage annule et remplace les ouvrages précédents rédigés lors des débuts et de l’émergence de la méthode.

Une septième édition de cet ouvrage, édition posthume, augmentée de réflexions de son fils Régis Hébert, publié en 1974, donne une synthèse de l’oeuvre de Georges Hébert et ce qu’est la Méthode naturelle ou Hébertisme (c’est cette édition qui est disponible (cf pages « Les livres »)).

La Méthode naturelle -Tome 1 -Georges Hébert 7ème édition 1974
LE SPORT CONTRE L'EDUCATION PHYSIQUE -GEORGES HEBERT 1925

En 1925, il publie « Le sport contre l’éducation physique », qui va lui valoir l’inimitié de toute la presse sportive que ce pamphlet irrite; En effet, il y dénonce les méfaits physiques, moraux et sociaux des outrances sportives, que personne ne veut encore reconnaître, mais dont on perçoit très nettement aujourd’hui les dégâts qu’elles occasionnent. (violence, dopage, dérive financière, etc).

Pourtant il ne fait que critiquer l’utilisation qui est faite du sport mal compris ou dirigé dans l’éducation de la jeunesse. Il ne vise pas à opposer le sport à l’éducation physique et considère au contraire, que l’esprit entreprenant, sportif, a sa place dans l’éducation comme moyen puissant d’émulation.

Mais il estime que, comme tout élément puissant, le sport doit être manié avec prudence et endigué pour éviter tout débordement vaniteux et égoïste.

Ce livre marque sa rupture avec Pierre de  Coubertin qui avait inspiré et soutenu Hébert à ses débuts.

Dans « le Code de la force », dont la première édition date de 1911, il définit ce qu’est la « vraie force » et en particulier la force physique.

Il établit des tables de performances afin de pouvoir la mesurer et la comparer. (cf « le contrôle des résultats »)

De 1922 à 1955, il dirige également la revue « L’Éducation physique », à laquelle participent de nombreux auteurs venus de tous les horizons (enseignants, directeurs d’écoles, médecins, officiers, journalistes, chercheurs, personnalités de la littérature et des arts, etc) , et qui développe sa pensée et son action tant en France qu’ à travers le monde.

La devise de la revue:  » L’éducation physique est une oeuvre scolaire. Aux Maîtres de la réaliser » indiquent clairement la position de Georges Hébert qui ne cessera de dénoncer l’incapacité des pouvoirs publics à oeuvrer de manière efficace dans le domaine de l’éducation physique. 

 

 

 

 

 

Un exemplaire de la revue l’Education physique – 0ctobre 1923

Durant la Seconde Guerre et la fermeture de ses écoles, Hébert, alors âgé de 65 ans, s’attache à poursuivre son œuvre écrite par la description de tous les gestes propres à l’homme dans les 10 familles d’exercices (Tome 2 à 5 de « la Méthode naturelle »)

C’est un travail monumental, auquel il se consacrera jusqu’à sa mort, durant encore 15 années d’un travail patient et minutieux.

Il publie ainsi entre 1941 et 1950 : La marche, la course, le saut, la quadrupédie, le grimper, l’équilibre, le lever et le lancer.

C’est une véritable encyclopédie de l’étude des mouvements naturels, truffée de dessins explicatifs, qui n’a pas d’égal à ce jour.

Méthode naturelle Tome 3 - Grimper - Quelques extraits des planches techniques
Cérémonie du cinquantenaire de la Méthode naturelle- Paris 1955

En 1953, Georges Hébert a une attaque de paralysie, avec perte de la parole. Avec énergie, il surmonte l’épreuve, réapprend à parler et se remet à l’œuvre pour rédiger son ouvrage sur la « défense », publié en 1955.

Cette même année 1955, a lieu, aux Arènes de Lutèce à Paris, une cérémonie célébrant le cinquantenaire de la Méthode naturelle. Georges Hébert, très affaibli, n’assiste pas à l’hommage qui lui est rendu.

Une délégation gouvernementale se rend à son domicile et lui décerne le grade de « Commandeur de la Légion d’honneur ».

Il commence la rédaction du dernier livre de la dernière des 10 familles : « Natation » qui devait parachever son œuvre.

Toutefois, une nouvelle attaque, fatale cette fois-ci, l’atteint. Georges Hébert décède en Août 1957, à la Palestra à Deauville. Il avait 82 ans.

Son fils Régis achèvera cet ouvrage sur la natation et le fera paraître en édition posthume en 1959.

Yvonne Hébert, son épouse qui a beaucoup œuvré aux côtés de son mari, décédera en 1975.

Découvrez les grandes étapes de la vie de G. Hébert